CAPPADOCIENS
Les restes
Il reste peu de traces du Clan de la Mort. Les récits anciens qui décrivent leurs pouvoirs sont tout à fait compréhensifs si on les confond avec les Giovanni, leurs descendants. Pour de nombreux Anciens antérieurs au quinzième siècle, le Clan Cappadocien n'est pas mort : il a changé de nom, de voies, mais sont toujours les mêmes. Un certain Augustus a Diabolisé Cappadocius ? Laissez les croire ce qu'ils veulent, il a simplement changé de nom. Ils sont même mieux maintenant, plus compréhensibles depuis qu'ils ont choisi la route de l'argent et du pouvoir plutôt que du macabre.
Des survivants du Clan Cappadocien existent : très peu ont pu éviter la purge des Giovannis, mais certains étaient en Torpeur, et ceux qui ressortent actuellement ne sont que peu recherchés. Ils restent cachés, une poignée, chacun d'eux croyant qu'il est seul.
La Purge
Pourquoi donc les Giovanni ont-ils pu détruire les Cappadociens sans être ennuyés ?
L'Inquisition faisait rage. Or, le défaut même du Clan Cappadocien ne les faisait guère passer inaperçus par la population : trop pâles, leurs habitudes morbides contribuaient à ce qu'ils soient repérés facilement. Les autres Clans ont préféré les éviter afin de ne pas être pris eux-mêmes sous le feu de l'Inquisition.
Augustus Giovanni a disposé d'un total de 400 ans pour préparer son coup : accumuler des faveurs, faire la liste des membres du Clan, trouver leurs refuges, préparer les plans, accumuler assez de puissance, et d'esprits à son service pour détruire les serviteurs et capacités de ses cibles, créer des Infants et les éduquer. Lorsqu'il a agi, il l'a fait de plusieurs manières simultanées, dont fournir des informations précises à l'Inquisition.
L'idée de la Camarilla perçait déjà et certains ont préféré laisser cette « affaire interne à un Clan » nettoyer ses propres rangs des gens trop faciles à repérer.
Les Clans dirigeants (Lasombras, Toréadors, Ventrues) ont vu disparaître ainsi un Clan de gens aux pratiques bizarres et aux buts complètement incompréhensibles, pour voir apparaître un Clan de financiers, doué pour les affaires, avec des pouvoirs étranges, mais peu répandu, relativement jeune et faible, mais surtout avec des buts qu'ils comprenaient : pouvoir et argent. Ils ont raisonné qu' « il vaut mieux un ennemi connu qu'un ami inconnu. »
Les Cappadociens attendaient leur propre disparition : les visions devenaient de plus en plus fréquentes, les empêchant de reposer le jour, et troublant leurs activités la nuit. Leur apathie s'accroissait, leur volonté faiblissait. Les plus Anciens se sont laissés Diaboliser sans faire un geste, sans même contester. Les Ancillas comptèrent trop sur leur pouvoir sur la mort, qui s'est avéré paralysé au moment de combattre. Les Jeunes furent écrasés sous la puissance et la justesse des coups Giovanni.
Ainsi, le Clan Cappadocien, conseiller de bien des Princes, détenant bien des secrets, possesseur de pouvoirs puissants et bien utiles, a disparu, sans aucune aide de ses alliés.
La Cité Perdue de Kaymakli
Dans les rangs des Cappadociens circulait une histoire. Ashur, éperdu devant le nombre de ses Infants qui ne faisaient pas avancer les recherches, réunit un jour tous ses descendants dans la grande cité de Kaymakli. Là, il fit le tri de ceux qui suivaient ses préceptes et des autres. Ses loyaux Infants, il les fit sortir, les autres, il leur demanda de s'enfoncer dans les sous-sols afin qu'ils se préparent à le recevoir.
Puis il sortit et prononça une malédiction : Désormais, nul mortel ne pourrait entrer dans cette Cité, et nul Caïnite ne pourrait en ressortir. Ici resteraient enfermés pour l'éternité les rebuts de son Clan.
Lorsque les Giovanni apparurent bien plus tard, ils ne prêtèrent qu'une oreille distraite à cette légende. Quelques siècles plus tard, lorsque Ashur fut tombé, Augustus rechercha la cité en question, mais ne la trouva nulle part. Depuis, les Giovanni l'ont mis sur leur liste des « mots à surveiller », une simple légende, digne d'être investiguée au cas où elle ressortirait de l'oubli où la disparition des Cappadociens l'a plongé.
Or, récemment, des puissants Cappadociens resurgissent, en ayant suivi les évènements depuis leur Torpeur. Ils savent que s'ils apparaissent au grand jour, ils seront poursuivis et détruits par les Nécromants Vénitiens.
Kaymakli est devenu leur espoir. S'ils arrivent à briser la malédiction de leur Fondateur mort, ils libèreront de très Anciens et puissants alliés. Il faudra les raisonner, mais même s'ils ne vengent pas leur Grand Sire, ils formeront un parti assez puissant pour ne pas être ennuyé par les Giovanni.