BRUJAH
Mise au point sur les Frénésies
Un Brujah ne rentre pas en Frénésie, pour un oui ou pour un non. Comme tout vampire, il doit se sentir insulté, frustré, assoiffé. Si un policier lui demande de déplacer sa voiture ou lui met une contravention, il ne va pas se jeter dessus pour le déchiqueter. Il est encore capable de s'énerver sur une réparation, ou sur un ordinateur sans tout réduire en bouillie parce que « ça marche pas !! ».
D'un autre côté, un Brujah bien joué a une Bête très forte, qui l'amène à contester une situation qui ne lui convient pas, à s'imposer sur les autres. Dans les exemples précédents, si un policier vient l'ennuyer, il contestera la contravention, ou le besoin de déplacer sa voiture. Il sera bougon et effectivement, pourra éven,tuellement dans une situation ou il se sentira réellement insulté ou frustré (si le policier en vient à lui dire un truc du genre « tu vas faire ce que je dis ou je t'emmène au poste, petite merde ») et là, ça peut faire très mal. De même, il va travailler sur sa réparation jusqu'à ce que ça marche, et à la première occasion, il passera ses nerfs sur un sac de frappe ou une racaille dans la rue.
Un Brujah a le même QI que n'importe qui, il ne faut pas l'oublier. De plus son score en Maîtrise de Soi est important. Evitons de lui faire faire un jet toutes les 5 minutes, si son score est à 3 ou plus.
Le Criard
Tout un monde sépare un Primogène Brujah ou plus simplement l'Aîné de la ville et les jeunes plus turbulents. Les jeunes peuvent ne même pas accepter de se faire représenter par quelqu'un qui ne fait que se conformer au code de comportement de la Camarilla, ou à quelqu'un qu'ils ne connaissent tout simplement pas personnellement. Ce sont des jeunes rebelles, qui découvre à peine une éternité où ils sont plus forts que tous leurs anciens adversaires, et d'un autre côté, il y a quelqu'un qui a compris qu'il fallait se cacher pour survivre et faire de la politique caïnite pour vivre.
Pour cela, le Clan Brujah a institutionnalisé le rôle du Criard : un jeune raisonnable, le plus souvent un tout jeune Ancilla, qui a pour rôle de « traduire », de faire passer les informations des nouveaux-nés vers l'Ancien, et de faire accepter aux jeunes les ordres du Primogène, ou du Prince.
C'est un rôle qui exige de la diplomatie, et un compréhenson de 2 étiquettes radicalement différentes. C'est une excellente école politique de niveau intermédiaire. Il faut savoir négocier avec des jeunes issus de multiples cultures pas toujours compréhensibles, qui ne connaissent pas encore toutes les nuances de la demande des Anciens. De l'autre côté, le Criard se sent très souvent du côté des plus jeunes. Il se rappelle qu'il a été dans la même situation, il a gardé l'esprit rebelle du Brujah, pas encore déformé par plusieurs centaines d'années de non-vie, de tromperies.
Son rôle est de plus renforcé par la communication entre le Prince et les Anarques de la ville. Souvent majoritairement Brujah, ils sont plus à même de l'écouter lui que n'importe qui d'autre.
Ainsi, il devient fréquemment un pivôt entre la Camarilla locale et les Anarques. Il est à la frontière des deux, plus souvent de côté anarque de la frontière pour des raisons diplomatiques : les Anciens comprennent bien mieux le rôle d'un agent ou d'un espion au sein des Anarques que les Anarques d'une voix parmi les Anciens.
Très souvent, il représente une idée de la Loi même entre bandes de jeunes Brujah ou d'Anarques. On lui demande fréquemment d'arbitrer des disputes voire un duel. Il est neutre et peut éventuellement couvrir par rapport aux vraies autorités.
Un Criard demande rarement cette place car il s'agit là d'un emploi à temps plein. Et c'est un mauvais moyen d'entrer aux niveaux politiques de la ville, où l'on reste très longtemps basé sur l'image de ce qu'on a fait auparavant.
Anarques
Pourquoi tant de Brujah sont-ils anarques ? A réponse est double.
D'une part, leur caractère, le choix des nouveaux-nés dans la population en fait des marginaux, des originaux qui ne suivent pas les chemins traditionnels de la société bien pensante et politiquement correcte. Et ils sont fiers de cet état. D eplus, lorsqu'ils voient leurs Anciens, fades, ternis par la politique et la vieillesse de l'esprit, ils se rendent vite compte que lorsqu'ils deviendront plus « adultes » au sens social du terme, ils commenceront à perdre eux aussi la volonté de vivre et de profiter de l'éternité.
D'autre part, c'est le mécanisme de l'oeuf et de la poule. Les Anciens, d'anciens marginaux eux-mêmes, protègent leurs descendants plus que dans tout autre Clan. Il y a un idéal de respect de la différence. Les Ancillas défendent corps et âmes les cultures de leurs Infants, même s'ils n'en comprennent pas le moindre sens.
Les jeunes Brujah ne sont pas de véritables Anarques. Ils en prennent les habitudes, les postures, mais dès que quelque chose de sérieux pointe à l'horizon (Shériff, Garou, Chasseurs, Sabbat), ils se conforment à la Camarilla, courbant l'échine pour être protégés. Les plus courageux, les plus forts font face, meurent malgré leurs capacités supérieures et servent d'exemple aux nouveaux-nés. Bien souvent, un simple tour de Thaumaturgie réussit à les convaincre que la personne devant eux est un Ancien de grande puissance.
On les a prévenus que certaines choses étaient invincibles et destructrices, mais ils n'en ont pas encore vus assez pour savoir véritablement les reconnaître.
Ce ne sont pas de véritables Anarques, mais des wannabe.